COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

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Pollueurs sous assistance respiratoire

 

(Bruxelles, le 9 octobre 2007) - La Commision Environnement du Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport relatif à la qualité de l’air selon lequel – s’il était approuvé par le Conseil – repousserait les dates butoirs existantes pour les normes sanitaires de qualité de l’air que devraient respecter les Etats membres.

 

Le Bureau Européen de l’Environnement, la plus importante fédération d’associations de protection de la nature et de l’environnement, a exprimé ses inquiétudes lorsqu’elle a été informée de cette position récente des parlementaires. “Nous sommes consternés que les pollueurs de notre atmosphère se voient accordés un délai supplémentaire de cinq ans, jusqu’en 2013, pour se mettre en conformité” a déclaré Dragomira Raeva, chargée de la Mission Air au BEE. “Les ministres de l’environnement avaient dit auparavant qu’ils avaient seulement besoin de trois années supplémentaires pour atteindre les objectifs fixés par la Directive. La décision de la Commission Environnement envoie un mauvais message aux autorités nationales qui doivent améliorer la qualité de l’air dans nos villes.”

 

Le Parlement a aussi aujourd’hui approuvé des changements qui permettraient en pratique d’autoriser une série de sites à déroger aux normes relatives à la qualité de l’air. Par exemple, le Parlement a recommandé que ces normes ne s’imposent pas dans les endroits où il n’y a pas de population permanente, dans les lieux de travail et dans les zones où il n’y a pas de suivi de la qualité de l’air.

 

Le BEE estime qu’un autre amendement adopté par la Commision Environnement saperait les réglementations fondamentales qui s’attaquent aux émissions industrielles. Par voie de conséquence, le BEE craint que les réductions des émissions à la source ne soient pas suffisantes. “Nous déplorons que la Commission Environnement ait raté cette lacune de la législation,” a déclaré Doreen Fedrigo, responsable de l’unité en charge des politiques sectorielles. “Il est injuste et contreproductif de laisser faire les gros industriels parce que des villes ou des régions ne peuvent pas maîtriser leurs problèmes. Nous devons tous faire quelque chose pour améliorer la qualité de l’air.”

 

La Commission Environnement a également voté en faveur de limites inférieures pour les particules microscopiques (PM). En ce qui concerne les particules fines (PM2.5), la valeur limitée a été ramenée à une valeur plus proche de celle prescrite par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pour les PM10, la Commission a aligné la valeur limite annuelle sur la valeur limite journalière. Cependant le BEE ne pense pas que ce renforcement apparent aboutira à une réduction significative de la pollution dans la mesure où les améliorations sont trop peu importantes.

 

Nota Bene :

 

Il y a deux valeurs limites pour les PM10 (50 µg/m3  en moyenne journalière qui ne doivent pas être dépassées plus de 35 fois par jour) et une limite annuelle (40 µg/m3 moyenne annuelle)

 

Contact presse :

 

Dragomira Raeva, EEB Air Policy Officer, dragomira.raeva@eeb.org;Tel: +32 (0)2 289 1307;

Mobile: +32 (0) 488 583 023

 

Peter Clarke, Press & Publications Officer: press@eeb.org; Tel: +32 (0)2 289 1309